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De la creation monetaire.Quand les banquiers pillent les coffres publics

Créé par le 17 juin 2009 | Dans : economie

Dans nos sociétés, la fonction monétaire est en grande partie déléguée aux banques privées. Deux monnaies circulent côte à côte, l’une privée, l’autre publique, sans que nous en ayons en général nettement conscience, tant le passage de l’une à l’autre se fait « naturellement », en temps normal. La monnaie publique, les pièces et billets, ne représente qu’environ un dixième de l’argent en circulation. C’est en raison de son poids si considérable que le secteur bancaire, qui jouit de cette délégation et du même coup du privilège incomparable de se rémunérer sur la création monétaire, a fait l’objet de prudentes réglementations après la crise des années trente. Depuis cette époque, le crédit était encadré, et les banques devaient respecter sous le contrôle des autorités publiques des ratios dits « prudentiels » leur imposant de détenir d’une part des fonds propres en quantité jugée suffisante et d’autre part une réserve sous forme de monnaie d’Etat. Enfin, pour éviter un dangereux mélange des genres, l’activité de banque commerciale (soucieuse de la sécurité de ses clients) et de banque d’affaire (tentant de convaincre des investisseurs d’acquérir son papier) étaient distinctement séparées. Seules les premières, en raison de la délégation monétaire qui leur est accordée et de leur importance systémique, jouissaient de la garantie apportée par l’Etat et la banque centrale. Le big bang de la déréglementation impulsé par les USA dans les années 1990 a bouleversé ce paysage et fait sauter l’un après l’autre les garde-fous prudemment installés par la génération précédente, qui était elle bien décidée à ne jamais plus s’exposer aux désastres entraînés par l’effondrement de l’avant guerre. L’aveuglement idéologique des uns, l’intérêt bien compris des autres – les mêmes, parfois – a permis de rouvrir cette dangereuse boite de pandore dont nous savions pourtant combien morbides étaient les forces qui y étaient emprisonnées. Une fois détruite la muraille de la loi Glass-Steagall qui séparait l’activité de dépôt de celle d’investissement, les banques ont pu se lancer dans des montages financiers irresponsables, abritées qu’elles étaient derrière la certitude que l’Etat leur apporterait sa protection le jour – inévitable – où l’on feindrait de redécouvrir que, décidément non, les arbres n’atteignent jamais le ciel. Comment qualifier un tel comportement ? De pillage, tout simplement, avaient écrit dans les années 1990 deux économistes dont un futur prix Nobel, après avoir analysé la faillite des caisses d’épargne américaines qui venait d’avoir lieu. Un dernier point. Les Etats se sont dessaisis de la fonction régalienne de l’émission monétaire pour s’éviter d’y recourir trop facilement, tant est grande, dit-on, la tentation de se servir dans le pot de confiture lorsqu’il est ouvert. Ce qui n’a pas empêché, depuis 20 ans, de ne jurer que par les mérites de l’auto-régulation du privé et en l’occurrence du secteur bancaire. Ainsi, les parlements, élus par les peuples pour le service du bien public, seraient donc moins responsables que les dirigeants mus par l’appât du gain facile et immédiat ? Voilà à n’en pas douter une jolie fable moderne, dont la morale n’est pas encore entièrement écrite, mais qui s’annonce déjà ruineuse aux dépens de ceux qui l’ont écoutée.Contre info

La nature et les mécanismes de la création monétaire telle qu’elles existent de nos jours sont l’acte fondateur qui permet au capitalisme d’etre aussi puissant.

il ne plus ne fait de doute sur l’effondrement de ce système; reste a savoir sur la gueule de qui il va tomber…..

Et bien tôt aussi chez nous….la crise bancaire…ça va vous faire rire!!!!!

Créé par le 17 juin 2009 | Dans : economie

L’économiste Eric Dor, Directeur de la Recherche à l’IESEG de Lille, fait le le point sur la situation du système bancaire européen, pour lequel il estime que les pertes pourraient s’élever à 1600 milliards de dollars, dont 900 milliards pour la seule zone euro. « Loin d’être moins critique que celle de leurs concurrentes américaines, les banques européennes sont dans une situation assez périlleuse en raison de facteurs structurels qui leur sont particulièrement défavorables, » juge-t-il, en souligant leur « plus forte exposition aux pays émergents » que leurs concurrentes américaines et japonaises, leur retard dans la constatation des pertes, ainsi qu’une « exposition très forte aux actifs toxiques américains. » contre info

Au moment où le gouvernement annonce la reprise de la croissane pour fin 2009 debut 2010 et la fin des ennuies certains economistes voient arriver la 2° vague du tsunami finacier qui touchera plus particulierement l’Europe.

ah! ah! les economistes libéraux,eux aussi s’inquiétes…. pas pour les mêmes raisons….

Créé par le 17 juin 2009 | Dans : economie

Selon un expert de la BCE, les banques européennes ne seraient pas suffisamment capitalisées pour supporter les pertes qui seraient provoquées par une récession longue, en forme de « U ». 25 d’entre elles sont mises sous surveillance par la banque centrale, en raison de leur importance systémique. Pendant ce temps, sur le secteur est-européen, les pertes s’accumulent et les pays baltes sont sur la sellette.

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